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meteo77
Description du blog :
Prévisions météo et observations du temps en Seine-et-Marne.
Catégorie :
Blog Sciences
Date de création :
26.05.2006
Dernière mise à jour :
03.07.2008
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Actualite meteo

NEIGE D'AVRIL...

Posté le 07.04.2008 par meteo77
Nous ne l'avions pas vu tomber de l'hiver mais elle a finalement décidé de le faire en cette nuit du 6 au 7 avril 2008.

Cette neige d'avril n'est pas exceptionnelle en Seine-en-Marne ; je me souviens par exemple du 12 avril 1986 avec 3 cm de neige au sol, du 4 avril 1989, ou encore du 19 avril 1991 où la neige atteignait 10cm dans certains secteurs du département. Enfin le 14 avril 1999, une petite couche de neige a recouvert le nord du département.

A noter que cet épisode neigeux a particulièrement touché la Somme et le Pas-de-Calais avec des hauteurs de neige qui atteignent par endroits 20 à 30 cm entre Abbeville et Boulogne-sur-mer. Ces quantités de neige sont tout à fait exceptionnelles!

Dans le Vexin où j'ai déménagé depuis 9 mois, j'ai relevé 4cm au sol ce matin. J'en ai profité pour faire quelques clichés de paysages sous la neige avant que le soleil d'avril ne la fasse fondre...

N'hésitez pas à me renseigner sur les hauteurs de neige tombée en Seine-et-Marne :

Nanteuil-les-Meaux : 2 cm
Melun : 3 cm
Pars (Fontenailles) : 4 cm
Chevru : 4 cm





--

1ER BILAN D'UN ETE MAUSSADE EN FRANCE...

Posté le 27.08.2007 par meteo77

La France a connu globalement un "été pourri", le pire depuis 1977 en terme de précipitations et d'ensoleillement, même si le bilan est moins catastrophique pour les températures, selon un premier état des lieux dressé en cette fin de mois d'août.

En fait seules les régions du sud-est ont bénéficié de conditions météo plus favorables. En dehors des régions méditerranéennes, la pluie, la fraîcheur et le manque d'ensoleillement ont dominé.

Juillet et août ont été très pluvieux sur les deux tiers nord du pays où des records de pluviométrie sont tombés. Thonon-Les-Bains a reçu 222 mm d'eau en juillet, battant son précédent record qui datait de juillet 1965 (178 mm), Besançon également (187 mm contre 179 mm en 2000), Le Touquet (165 mm contre 153 mm en 1980) et Brest (152 mm contre 151 en 1991).

Août a été également très arrosé. A Paris, au 23 août "on était déjà à 159 mm, très proche du précédent record de 161 mm qui date de 1931".

Les températures ont été inférieures à la moyenne saisonnière sur la plupart des régions, surtout en août, "mais sans excès", de même que l'ensoleillement, sauf dans le sud-est qui a connu un bel été.

Quelques records de fraîcheur sont tombés le 9 août avec 11,9 degrés à Belfort, au "plus chaud" de la journée, 12,5 degrés à Besançon, 14,3 degrés à Dijon et 15,3 degrés à Reims.

Le soleil s'est fait rare en juillet et août sur les deux-tiers nord du pays, surtout sur la pointe de la Bretagne et l'Ile-de-France.

L'été 2007 contraste avec un hiver très doux en France et un mois d'avril digne d'un mois d'été chaud et ensoleillé.

L'été n'a pas été pourri partout en Europe. Des pluies diluviennes sont tombées sur la Grande-Bretagne mais la canicule a frappé à deux reprises le sud-est de l'Europe, avec des températures exceptionnellement élevées en Grèce, Italie, Croatie et Roumanie.

La position de l'anticyclone des Açores qui est resté loin de l'Europe, au milieu de l'Atlantique, explique cette situation météorologique très contrastée. Cela fait partie de la variabilité naturelle du climat.

UN PRINTEMPS 2007 TRES CHAUD...

Posté le 16.06.2007 par meteo77
Avec une température moyenne supérieure de 2,1 °C à la normale, le printemps 2007 (mars à mai 2007) est le plus chaud en France métropolitaine sur la période 1950-2007. Il devance les printemps 2003 et 1999 pour lesquels la température moyenne avait respectivement dépassé de 1,7 °C et de 1,5 °C cette normale.

Si la température moyenne du mois de mars 2007 n’a été que légèrement supérieure à la normale (+0,5 °C), la France a connu un mois d’avril tout à fait exceptionnel. Avec une température moyenne supérieure de 4,3 °C à la normale, le mois d’avril 2007 est le plus chaud en France métropolitaine de la période 1950-2007, loin devant le mois d’avril 1961 (+2,7 °C) et ceux de 1987 et 1952 (+1,9 °C). Tous mois confondus, un tel écart de température par rapport à la normale n’a été observé sur la France qu’à trois reprises depuis 1950 : en juin 2003 (+4,7 °C), août 2003 et février 1990 (+4,5 °C).

Sans être exceptionnelle, la température du mois de mai 2007, supérieure de 1,7 °C à la normale, a également contribué à la douceur remarquable de ce printemps.

Ce diagnostic global sur la France masque toutefois quelques disparités au niveau régional. La température moyenne printanière a dépassé la normale de près de 3 °C dans le Nord-Est, et de 1 à 2 °C sur l’Ouest et le Sud-Ouest.

A noter que ce printemps remarquablement doux fait suite à un hiver 2006/2007 et un automne 2006 exceptionnellement chauds. Cette situation est tout à faite inédite et ne va pas sans poser de questions...

Côté pluviométrie, le printemps 2007 a connu des précipitations proches ou supérieures à la normale à l’ouest d’une ligne Cherbourg-Nîmes. A l’est de cette ligne, les précipitations ont généralement été inférieures à la normale, notamment le long des frontières du nord, sur la Normandie, l’ouest Parisien, le Sud-Est et la Corse. Ce bilan pluviométrique est néanmoins très contrasté d’un mois sur l’autre : après un mois de mars pluvieux, le mois d’avril a été extrêmement sec, le mois de mai connaissant à nouveau d’abondantes précipitations.

Le bilan d’ensoleillement pour ce printemps est géographiquement très contrasté. Les moyennes ont été très nettement dépassées sur le Nord-Est alors que le Sud-Ouest a connu un léger déficit. La moitié nord de la France a bénéficié d’un ensoleillement légèrement supérieur à la moyenne en mars, beaucoup plus largement en avril. Au cours de ces deux mois, la moitié sud du pays a quant à elle connu un ensoleillement plus mitigé. En revanche, le mois de mai a enregistré un déficit d’ensoleillement sur la quasi-totalité du territoire.



CUMULS DE PLUIE DU MOIS DE MAI 2007

Posté le 12.06.2007 par meteo77
Après un mois d'avril exceptionnellement sec, le mois de mai aura été arrosé à très arrosé selon les secteurs du département : les 100 millimètres ont été dépassés par endroits!

A noter plusieurs jours d'orage ayant laissé des quantités d'eau très hétérogènes. On retiendra particulièrement les 24 et 25 mai avec le 24 de très gros cumuls de pluie du côté de Villiers-Saint-Georges (localement 60 mm en fin de journée) et le 25 des orages très violents avec de la grêle dans plusieurs secteurs du département, la région de Nangis étant particulièrement touchée.

J'invite donc les accros du pluviomètre à poster ci dessous vos cumuls mensuels de pluie. Cela donnera une bonne idée de la répartition des pluies au sein du département.

- Bois-le-Comte (Jouy-le-Chatel) : 60 mm
- Bilbartault (Jouarre) : 68 mm
- Chevru : 71 mm
- Coulommiers : 73,8 mm
- Melun-Villaroche : 76,5 mm
- Saint-Just-en-Brie : 77 mm
- Le Petit-Paris (Jouy-le-Chatel) : 85 mm
- Neuvy (Marne) : 87 mm
- Le Chatelet-en-Brie : 89 mm
- Roissy : 96,8 mm
- Le Gué à Tresmes (Congis-sur-Thérouanne) : 100 mm
- Chevry-Cossigny : 100 mm
- Pars (Fontenailles) : 102 mm
- Ocquerre : 102,5 mm
- Beauval (Plessis-Placy) : 105 mm
- Brie-Comte-Robert : 108 mm
- Lissy : 110 mm
- Ozouer-le-repos : 119 mm

HIVER LE PLUS DOUX DEPUIS 1950 AU MOINS...

Posté le 10.03.2007 par meteo77
Avec une température moyenne supérieure de 2,1 °C à la normale saisonnière, l'hiver 2006/2007 (décembre 2006 à février 2007) est le plus chaud observé en France depuis 1950, au moins, cette date correspondant au début des enregistrements fiables. Il devance ainsi les hivers 1989/1990 et 1974/1975 pour lesquels les températures avaient dépassé de 2,0 °C cette même normale.

Si la température moyenne de décembre n’a été finalement que légèrement supérieure à la normale (+0,4 °C), celles des mois de janvier et février l’ont chacune dépassé de 3.0 °C. Le mois de janvier 2007 se situe de ce fait au second rang des mois de janvier les plus chauds en France pour la période 1950-2007, derrière janvier 1988 (+3,1 °C). Le mois de février 2007 se situe quant à lui au cinquième rang derrière février 1990 (+4,5 °C), février 1966 (+3,5 °C), février 1995 (+3,2 °C) et février 2002 (+3,1 °C).

Cet hiver, les températures sont restées très fréquemment supérieures aux valeurs saisonnières, le pays ne connaissant que deux épisodes de fraîcheur relative durant la seconde quinzaine de décembre et la dernière semaine de janvier. La douceur a été particulièrement remarquable les 18 et 19 janvier où des records ont été battus en de nombreuses régions, notamment en ce qui concerne les températures de fin de nuit.

Ce diagnostic global sur la France masque toutefois des disparités régionales importantes. C'est dans le nord-est du pays que les températures moyennes hivernales ont été les plus remarquables, dépassant la normale de près de 3 °C. Par contre, elle n'ont été que très légèrement supérieures aux valeurs saisonnières dans le sud-ouest.

Cet hiver remarquablement doux fait suite à un automne 2006 exceptionnellement chaud, jamais observé au cours de la période 1950-2006 et sans doute même jamais vécu depuis plusieurs siècles.

Concernant les prochains mois, les modèles de prévisions saisonnières annoncent un printemps plus chaud que la normale saisonnière.


DERNIERES NOUVELLES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE...

Posté le 07.02.2007 par meteo77
Le Groupe 1 du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) s'est réuni à Paris du 29 janvier au 1er février pour la publication du premier volet de son quatrième Rapport d’évaluation. Ce Groupe est chargé d'évaluer les aspects scientifiques du système climatique, et notamment l’évolution du climat observée et prévue, ainsi que le rôle de l’homme dans cette évolution.

Les principales conclusions :
- Le réchauffement du climat terrestre est sans équivoque.
- L'essentiel de l'augmentation de la température moyenne du globe depuis le milieu du 20ème siècle est très vraisemblablement dû à l'accroissement des gaz à effet de serre liés aux activités humaines.
- Les meilleures estimations de l'augmentation de la température moyenne terrestre en 100 ans vont de 1,8°C à 4°C .

Le réchauffement de la planète se traduira probablement en France par une multiplication par dix du nombre de canicules à partir de 2070, selon les modèles climatiques utilisés par Météo France pour affiner les projections mondiales.

La France a déjà largement ressenti l'impact du réchauffement, avec deux canicules coup sur coup en août 2003 et juillet 2006, et un hiver 2006 qualifié de "plus doux" depuis le début des relevés fiables.

"Les prévisions des experts (du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat, publiées vendredi) tombent tout à fait dans nos simulations sur deux scénarios" constate Serge Planton, responsable du groupe de Recherche sur le climat à Météo france.

Dans ces 2 scénarios, l'homme continue d'envoyer des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, causant un doublement (B2) voire un triplement (A2) des concentrations de CO2.

Dans un cas, la température moyenne en France grimpera de 2 à 2,5 degrés (B2) et dans l'autre de 3 à 3,5 degrés (A2) à l'horizon 2070-2099. Encore s'agit-il de scénarios "moyens", décrivant une croissance ni très vertueuse, ni très polluante.

"Il y a 1 degré d'écart entre les deux scénarios, mais les conséquences sont considérables", souligne Serge Planton. Le nombre de canicules (journées de forte chaleur, supérieure à 35 degrés) sera multiplié par 7 si la température moyenne gagne 2 degrés, et par 14 pour 3 degrés de plus.

Ces simulations conduisent Météo France à prédire "un été sur deux comparable à celui de 2003" à l'horizon 2070-2099.

"Quand on dit que les canicules vont être multipliées par plus de dix, cela signifie par exemple, pour la ville de Nîmes, qui a connu 40 jours à plus de 35 degrés en 2003, que cela deviendra une situation normale à la fin du siècle", précise M. Planton.

La température moyenne de l'été 2003, marqué par une canicule qui a fait 15 000 morts, a été supérieure de 4,3 degrés à la moyenne 1960-1989.

"Quelques degrés de plus ou de moins, cela peut paraître faible, mais on voit bien que les impacts sont considérables", commente M. Planton, pour qui "cela doit nous engager à passer à l'action rapidement".

"Seulement 4 à 6 degrés nous séparent de la dernière période glaciaire il y a 20 000 ans, rappelle-t-il. "A l'époque, la calotte glaciaire recouvrait l'Ecosse, et la France présentait des paysages de toundra sibérienne".

Une hausse moyenne de 3 à 3,5 degrés en France recouvre des écarts saisonniers importants: le thermomètre grimpera de 4 à 5 degrés l'été contre +2,5 à 3 degrés l'hiver (scénario A2).

La sécheresse s'aggravera nettement dans la partie sud de la France. Les précipitations baisseront de 20 à 35% l'été (A2). L'hiver, il pleuvra davantage: de 5 à 20%.

Le réchauffement va continuer de réduire la durée d'enneigement en montagne, d'un mois à une altitude de 1.500 mètres (sur 4 mois au total) à la fin du siècle: les stations des Alpes du sud seront frappées de plein fouet, selon Météo France.

La France devra s'adapter, car "les impacts se feront sentir pendant plusieurs millénaires", estime M. Planton.

"Nous avons déjà commencé à nous adapter, avec la mise en oeuvre du plan canicule", remarque-t-il. Pendant la canicule du 10 au 28 juillet 2006, moins intense mais plus longue qu'en 2003, on a observé un excès de mortalité de 1.388 décès, contre 15.000 en 2003.

La France a connu son année la plus chaude en 2003 et les dix années les plus chaudes entre 1996 et 2006, depuis le début des relevés nationaux (1950).



2006, 3EME ANNEE LA PLUS CHAUDE EN FRANCE

Posté le 17.01.2007 par meteo77
Avec une température moyenne supérieure de 1,1 degré Celsius à la normale, à laquelle la canicule de juillet a largement contribué, 2006 se situe en France métropolitaine au troisième rang des années les plus chaudes depuis 1950, derrière 2003 (+1,3 °C), 1994 (+1,2 °C) et à égalité avec 2002 et 2000, selon le bilan climatique publié par Météo France.

"A un moment donné, on a pensé égaler le record de 2003, mais le froid des deux dernières semaines de décembre a ramené 2006 en troisième position dans la fourchette des années chaudes".

Le réchauffement climatique auquel on assiste depuis 20 ans, avec des températures toujours au-dessus de la moyenne ces dix dernières années, "se manifeste par des périodes de persistance prononcée en termes de températures", évoquant les trois semaines de canicule en juillet et la chaleur inhabituelle enregistrée sur trois mois (septembre, octobre, novembre) à l'automne.

En revanche, malgré quelques perturbations localisées, "on ne voit pas en France de tendance lourde dans les phénomènes extrêmes comme les tempêtes et les tornades", a encore précisé la scientifique.

La canicule de juillet a vu le mercure monter à un niveau très au-dessus de la normale sur l'ensemble du territoire, avec des anomalies mensuelles oscillant entre 4 et 5 degrés sur de nombreuses régions. Marquée toutefois par des températures -aussi bien minimales que maximales- nettement en dessous de celles observées en août 2003, elle s'est surtout distinguée par sa durée exceptionnelle, qui s'est prolongée 19 jours durant les trois dernières semaines du mois.

Selon Météo France, "cet épisode caniculaire a largement contribué à faire de juillet 2006 le mois de juillet le plus chaud en France depuis 1950, devant juillet 1983". Tous mois confondus, note l'agence, "c'est aussi le second mois le plus chaud en France depuis 1950, derrière août 2003".

S'agissant des précipitations, "le début d'année a été marqué par deux épisodes neigeux remarquables, le premier touchant le sud de la France et le second concernant le Nord-Est, puis par un mois de mars extrêmement pluvieux qui a notamment permis d'améliorer les bilans hydrologiques jusqu'alors nettement déficitaires".

De nombreux records ont ainsi été battus en mars: les cumuls de pluie relevés notamment à La Rochelle, Poitiers, Toulouse, Agen et Châtillon-sur-Seine se sont révélés "les plus fortes valeurs jamais enregistrées depuis plus de 50 ans".

Météo France rappelle également qu'en septembre, "un épisode pluvieux particulièrement intense" a concerné le sud de l'Hexagone. Sur l'ensemble de 2006, le déficit pluviométrique reste néanmoins assez marqué du sud de l'Aquitaine à la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

Ailleurs, les précipitations ont été "relativement conformes à la normale" sur les deux tiers nord de la France, "plutôt excédentaires" sur le Nord-Pas-de-Calais, de la Bretagne au Limousin et sur la Franche-Comté, mais "légèrement déficitaires" de la Normandie au nord de la Bourgogne et à la Lorraine.

En 2006, l'insolation a quant à elle été supérieure à la moyenne sur la moitié sud de la France ainsi que sur l'Ouest. Dans le reste du pays, le bilan est relativement proche de la moyenne, plutôt déficitaire sur l'Ile-de-France et la Bourgogne.
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