Posté le 26.05.2007 par meteo77
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Posté le 26.05.2007 par meteo77
Posté le 26.05.2007 par meteo77
Posté le 26.05.2007 par meteo77
Posté le 26.05.2007 par meteo77
Posté le 06.05.2007 par meteo77
Si l'on fait le bilan climatique du mois d'avril 2007, des records de chaleur, de sécheresse et d'ensoleillement ont été battu un peu partout en France.
Concernant les températures, les données les plus anciennes dont nous disposons faisaient état d’une moyenne de température extraordinaire en avril 1865, à tel point que ce record semblait inégalable : 14,6 degrés de moyenne à Paris-Le Bourget. Avril 2007 a pourtant fait mieux avec 15,0 degrés de moyenne, nouveau record depuis au moins 1781 (date des premiers relevés considérés fiables). Météo-France annonce qu’il s’agit du mois d’avril le plus chaud depuis 1950, mais c'est en réalité depuis 227 ans si l’on se réfère aux données les plus anciennes.
C’est aussi le mois d’avril le plus ensoleillé. A Chartres par exemple on comptabilise 317 heures de soleil (normale 168 heures), largement devant les 275 heures d’avril 1997, et il s’agit même du quatrième mois le plus ensoleillé à Chartres… tous mois confondus derrière juin 1976, mai 1989 et juillet 1971!!
Record de sécheresse également avec un mois d'avril totalement sec à la station de Melun-Villaroche ce qui n'était jamais arrivé! À noter aussi qu'il n’est pas tombé une goutte d’eau à Lille, Reims, Charleville-Mézières, Dunkerque, Dieppe, Le Touquet, Saint-Dizier ou encore à Troyes.
Revenons sur les températures où Lyon pulvérise son record d’avril 1945 (14,0 degrés) puisque la moyenne d’avril 2007 atteint 16,1 degrés… et la station date de 1921. Record aussi à Paris-Montsouris où la température maximale moyenne atteint 21,8 degrés (devant les 21,3 degrés d’avril 1893 depuis 1873) et les 10 jours de chaleur (25 degrés et plus) font oublier les 6 jours de chaleur de ce même avril 1893.
Et toujours des records avec par exemple pour les températures maximales moyennes : 16,7 degrés à Brest (16,1 degrés en 1984) ; 22,6 degrés à Marseille-Marignane (ancien record 20,5 degrés en 1961) ; 21,0 degrés à Clermont-Ferrand (20,7 degrés en 1949) ; 22,0 degrés à Dijon (19,3 degrés en 1949) et 2 mm de pluie (4 mm en avril 1955) ; 20,4 degrés à Nice (19,2 degrés en 1945) ; 20,1 degrés à Lille (16,9 degrés en 1943, soit 3,2 degrés de plus que l’ancien record !!!) et aucune précipitation, c’est la première fois qu’un mois entier reste sec à Lille (2 mm en février 1959 et octobre 1969) ; 22,4 degrés à Strasbourg (19,3 degrés en 1949, là encore 3,1 degrés de mieux !!) et le soleil a brillé 335 heures, davantage qu’en juin 1976 ou juillet 1983… Seuls la Corse, le Roussillon, le Pays Basque et le Midi-Toulousain n’ont pas battu leurs records de chaleur en températures moyennes.
Nous avons donc connu un mois d’avril extraordinaire en France et sur une bonne partie de l’Europe Occidentale avec des records vieux de plusieurs siècles battus, voire pulvérisés, en Suisse, en Angleterre ou encore en Belgique, que ce soit en températures anormalement élevées, en ensoleillement ou en sécheresse.
A noter que le mois d'avril 2007 correspond à un mois d'avril moyen à Alger ou à un mois de juin dans notre hexagone!!!
Posté le 10.03.2007 par meteo77
Avec une température moyenne supérieure de 2,1 °C à la normale saisonnière, l'hiver 2006/2007 (décembre 2006 à février 2007) est le plus chaud observé en France depuis 1950, au moins, cette date correspondant au début des enregistrements fiables. Il devance ainsi les hivers 1989/1990 et 1974/1975 pour lesquels les températures avaient dépassé de 2,0 °C cette même normale.
Si la température moyenne de décembre n’a été finalement que légèrement supérieure à la normale (+0,4 °C), celles des mois de janvier et février l’ont chacune dépassé de 3.0 °C. Le mois de janvier 2007 se situe de ce fait au second rang des mois de janvier les plus chauds en France pour la période 1950-2007, derrière janvier 1988 (+3,1 °C). Le mois de février 2007 se situe quant à lui au cinquième rang derrière février 1990 (+4,5 °C), février 1966 (+3,5 °C), février 1995 (+3,2 °C) et février 2002 (+3,1 °C).
Cet hiver, les températures sont restées très fréquemment supérieures aux valeurs saisonnières, le pays ne connaissant que deux épisodes de fraîcheur relative durant la seconde quinzaine de décembre et la dernière semaine de janvier. La douceur a été particulièrement remarquable les 18 et 19 janvier où des records ont été battus en de nombreuses régions, notamment en ce qui concerne les températures de fin de nuit.
Ce diagnostic global sur la France masque toutefois des disparités régionales importantes. C'est dans le nord-est du pays que les températures moyennes hivernales ont été les plus remarquables, dépassant la normale de près de 3 °C. Par contre, elle n'ont été que très légèrement supérieures aux valeurs saisonnières dans le sud-ouest.
Cet hiver remarquablement doux fait suite à un automne 2006 exceptionnellement chaud, jamais observé au cours de la période 1950-2006 et sans doute même jamais vécu depuis plusieurs siècles.
Concernant les prochains mois, les modèles de prévisions saisonnières annoncent un printemps plus chaud que la normale saisonnière.
Posté le 07.02.2007 par meteo77

Le Groupe 1 du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) s'est réuni à Paris du 29 janvier au 1er février pour la publication du premier volet de son quatrième Rapport d’évaluation. Ce Groupe est chargé d'évaluer les aspects scientifiques du système climatique, et notamment l’évolution du climat observée et prévue, ainsi que le rôle de l’homme dans cette évolution.
Les principales conclusions :
- Le réchauffement du climat terrestre est sans équivoque.
- L'essentiel de l'augmentation de la température moyenne du globe depuis le milieu du 20ème siècle est très vraisemblablement dû à l'accroissement des gaz à effet de serre liés aux activités humaines.
- Les meilleures estimations de l'augmentation de la température moyenne terrestre en 100 ans vont de 1,8°C à 4°C .
Le réchauffement de la planète se traduira probablement en France par une multiplication par dix du nombre de canicules à partir de 2070, selon les modèles climatiques utilisés par Météo France pour affiner les projections mondiales.
La France a déjà largement ressenti l'impact du réchauffement, avec deux canicules coup sur coup en août 2003 et juillet 2006, et un hiver 2006 qualifié de "plus doux" depuis le début des relevés fiables.
"Les prévisions des experts (du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat, publiées vendredi) tombent tout à fait dans nos simulations sur deux scénarios" constate Serge Planton, responsable du groupe de Recherche sur le climat à Météo france.
Dans ces 2 scénarios, l'homme continue d'envoyer des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, causant un doublement (B2) voire un triplement (A2) des concentrations de CO2.
Dans un cas, la température moyenne en France grimpera de 2 à 2,5 degrés (B2) et dans l'autre de 3 à 3,5 degrés (A2) à l'horizon 2070-2099. Encore s'agit-il de scénarios "moyens", décrivant une croissance ni très vertueuse, ni très polluante.
"Il y a 1 degré d'écart entre les deux scénarios, mais les conséquences sont considérables", souligne Serge Planton. Le nombre de canicules (journées de forte chaleur, supérieure à 35 degrés) sera multiplié par 7 si la température moyenne gagne 2 degrés, et par 14 pour 3 degrés de plus.
Ces simulations conduisent Météo France à prédire "un été sur deux comparable à celui de 2003" à l'horizon 2070-2099.
"Quand on dit que les canicules vont être multipliées par plus de dix, cela signifie par exemple, pour la ville de Nîmes, qui a connu 40 jours à plus de 35 degrés en 2003, que cela deviendra une situation normale à la fin du siècle", précise M. Planton.
La température moyenne de l'été 2003, marqué par une canicule qui a fait 15 000 morts, a été supérieure de 4,3 degrés à la moyenne 1960-1989.
"Quelques degrés de plus ou de moins, cela peut paraître faible, mais on voit bien que les impacts sont considérables", commente M. Planton, pour qui "cela doit nous engager à passer à l'action rapidement".
"Seulement 4 à 6 degrés nous séparent de la dernière période glaciaire il y a 20 000 ans, rappelle-t-il. "A l'époque, la calotte glaciaire recouvrait l'Ecosse, et la France présentait des paysages de toundra sibérienne".
Une hausse moyenne de 3 à 3,5 degrés en France recouvre des écarts saisonniers importants: le thermomètre grimpera de 4 à 5 degrés l'été contre +2,5 à 3 degrés l'hiver (scénario A2).
La sécheresse s'aggravera nettement dans la partie sud de la France. Les précipitations baisseront de 20 à 35% l'été (A2). L'hiver, il pleuvra davantage: de 5 à 20%.
Le réchauffement va continuer de réduire la durée d'enneigement en montagne, d'un mois à une altitude de 1.500 mètres (sur 4 mois au total) à la fin du siècle: les stations des Alpes du sud seront frappées de plein fouet, selon Météo France.
La France devra s'adapter, car "les impacts se feront sentir pendant plusieurs millénaires", estime M. Planton.
"Nous avons déjà commencé à nous adapter, avec la mise en oeuvre du plan canicule", remarque-t-il. Pendant la canicule du 10 au 28 juillet 2006, moins intense mais plus longue qu'en 2003, on a observé un excès de mortalité de 1.388 décès, contre 15.000 en 2003.
La France a connu son année la plus chaude en 2003 et les dix années les plus chaudes entre 1996 et 2006, depuis le début des relevés nationaux (1950).
Posté le 17.01.2007 par meteo77
Avec une température moyenne supérieure de 1,1 degré Celsius à la normale, à laquelle la canicule de juillet a largement contribué, 2006 se situe en France métropolitaine au troisième rang des années les plus chaudes depuis 1950, derrière 2003 (+1,3 °C), 1994 (+1,2 °C) et à égalité avec 2002 et 2000, selon le bilan climatique publié par Météo France.
"A un moment donné, on a pensé égaler le record de 2003, mais le froid des deux dernières semaines de décembre a ramené 2006 en troisième position dans la fourchette des années chaudes".
Le réchauffement climatique auquel on assiste depuis 20 ans, avec des températures toujours au-dessus de la moyenne ces dix dernières années, "se manifeste par des périodes de persistance prononcée en termes de températures", évoquant les trois semaines de canicule en juillet et la chaleur inhabituelle enregistrée sur trois mois (septembre, octobre, novembre) à l'automne.
En revanche, malgré quelques perturbations localisées, "on ne voit pas en France de tendance lourde dans les phénomènes extrêmes comme les tempêtes et les tornades", a encore précisé la scientifique.
La canicule de juillet a vu le mercure monter à un niveau très au-dessus de la normale sur l'ensemble du territoire, avec des anomalies mensuelles oscillant entre 4 et 5 degrés sur de nombreuses régions. Marquée toutefois par des températures -aussi bien minimales que maximales- nettement en dessous de celles observées en août 2003, elle s'est surtout distinguée par sa durée exceptionnelle, qui s'est prolongée 19 jours durant les trois dernières semaines du mois.
Selon Météo France, "cet épisode caniculaire a largement contribué à faire de juillet 2006 le mois de juillet le plus chaud en France depuis 1950, devant juillet 1983". Tous mois confondus, note l'agence, "c'est aussi le second mois le plus chaud en France depuis 1950, derrière août 2003".
S'agissant des précipitations, "le début d'année a été marqué par deux épisodes neigeux remarquables, le premier touchant le sud de la France et le second concernant le Nord-Est, puis par un mois de mars extrêmement pluvieux qui a notamment permis d'améliorer les bilans hydrologiques jusqu'alors nettement déficitaires".
De nombreux records ont ainsi été battus en mars: les cumuls de pluie relevés notamment à La Rochelle, Poitiers, Toulouse, Agen et Châtillon-sur-Seine se sont révélés "les plus fortes valeurs jamais enregistrées depuis plus de 50 ans".
Météo France rappelle également qu'en septembre, "un épisode pluvieux particulièrement intense" a concerné le sud de l'Hexagone. Sur l'ensemble de 2006, le déficit pluviométrique reste néanmoins assez marqué du sud de l'Aquitaine à la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur.
Ailleurs, les précipitations ont été "relativement conformes à la normale" sur les deux tiers nord de la France, "plutôt excédentaires" sur le Nord-Pas-de-Calais, de la Bretagne au Limousin et sur la Franche-Comté, mais "légèrement déficitaires" de la Normandie au nord de la Bourgogne et à la Lorraine.
En 2006, l'insolation a quant à elle été supérieure à la moyenne sur la moitié sud de la France ainsi que sur l'Ouest. Dans le reste du pays, le bilan est relativement proche de la moyenne, plutôt déficitaire sur l'Ile-de-France et la Bourgogne.
Posté le 09.01.2007 par meteo77
Le mois de décembre 2006 aura été un peu plus doux et un peu plus arrosé que la normale. A noter un début de mois plutôt doux et humide alors que la seconde partie du mois aura été sec et froid.
Quelques données observées à Coulommiers :
Pluviométrie : 73 mm (+ 20 % par rapport à la normale)
Nombre de jours de pluie : 10
Température minimale moyenne : 2,5° (+1° par rapport à la normale)
Température maximale moyenne : 7,58° (+1° par rapport à la normale)
Température moyenne mensuelle : 5,04° (+1° par rapport à la normale)
Température la plus basse : -4,0° le 29
Température la plus élevée : 15,2° le 5
Nombre de jours avec gelées (T° < 0°) : 11
Nombre de jours de fortes gelées (T° < -5°) : 0
Nombre de jours sans dégel : 1
Variations de températures :
A nouveau un mois où les températures sont excédentaires mais l’excédent est plus faible que les mois précédents (+ 1°).
Le mois de décembre commence tout en douceur avec des températures souvent supérieures à 10° l’après-midi au cours de la première décade avec un maximum de 15,2° le 5.
Les nuits sont douces avec des valeurs généralement comprises entre 5 et 10° avec même une température minimale de 12° dans la nuit du 4 au 5.
Les températures bien qu’en légère baisse restent assez douces jusqu’en milieu de mois.
En seconde partie du mois, on retrouve de fréquentes gelées matinales mais elles sont faibles (entre 0 et –2°) si l’on excepte les –4° relevé le 29. Dans l’après-midi, les températures sont de l’ordre de 5 à 8° entre le 15 et le 22 mais ne dépassent plus 0 à 3° entre le 23 et 28. Au cours de la journée du 28 on observe pas de dégel avec une température maximale de –1,1°.
Enfin, un redoux spectaculaire se produit en toute fin de mois puisque la température atteint 14° dans la soirée du 31 !
Pluviométrie :
Avec 73 mm, la pluviométrie du mois de décembre 2006 à Coulommiers est supérieure de 20% à la normale.
Le début du mois est bien arrosé avec de fréquentes précipitations et un cumul de pluie qui atteint 45 millimètres entre le 1er et le 8.
On observe ensuite deux passages pluvieux les 11 (9 mm) et 16 (4,5 mm).
Il s’ensuit une longue période de temps sec (entre le 17 et le 29) due l’installation d’un puissant anticyclone (1040 hPa) sur le nord de la France.
Le flux océanique reprend ses droits en toute fin d’année avec 14 mm relevés les 30 et 31.
N’hésitez pas à communiquer vos cumuls de pluie du mois :
- Melun-Villaroche : 68,6 mm
- Pars (Fontenailles) : 71 mm
- Coulommiers : 73 mm
- Le Gué-à-Tresmes : 87,5 mm
- Beauval (Le Plessis-Placy) : 88 mm
- Roissy : 91,8 mm
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